Comment Ă©laborer une bonne structure d’un article scientifique ?

Table des matiĂšres
La rĂ©daction d'un article scientifique est loin d'ĂȘtre une tĂąche facile. En effet, l'Ă©criture de ce type de d'article obĂ©it Ă des canons prĂ©cis qu'il est important de respecter. Il ne suffit pas d'avoir simplement des compĂ©tences intellectuelles et techniques. Entre autres, il faut mener des recherches minutieuses, faire des analyses pertinentes, etc. Par ailleurs, il faut comprendre que la structure de l'article scientifique est particuliĂšre et mĂ©rite d'ĂȘtre respectĂ©e Ă la lettre.
De maniÚre simple, un article scientifique est un travail de recherche mené et publié par un chercheur dans des revues scientifiques. C'est un travail dans lequel la personne se penche sur une question spécifique de son domaine d'études. En le faisant, celle-ci partage ses connaissances, son expertise avec ses pairs et les érudits de son domaine. En d'autres termes, la rédaction de l'article scientifique est un moyen d'enrichir les connaissances dans une discipline donnée. Il existe plusieurs types d'articles scientifiques à savoir :
- La note de recherche : elle est considérée comme un préalable ou encore un préliminaire à un article ou travail de recherche plus complet.
- L'article de recherche : il permet au chercheur de présenter les résultats originaux de ses recherches.
- L'article de synthÚse : il permet quant à lui de faire une synthÚse bibliographique sur un sujet donné.
Lors de sa rédaction, il est important de respecter scrupuleusement le plan de l'article scientifique.
Avant de commencer l'Ă©criture d'un article scientifique, il est important d'Ă©laborer au prĂ©alable un plan ou une structure. L'objectif de cette structuration est d'ordonner le contenu, afin de le rendre plus comprĂ©hensible par le lecteur. Il est extrĂȘmement important d'avoir une belle cohĂ©rence entre les diffĂ©rentes parties. Le lecteur doit pouvoir suivre le fil de la lecture en comprenant exactement la dĂ©marche menĂ©e par le chercheur. De ce fait, la structure d'un article scientifique doit ressembler Ă celle-ci :
- Le résumé ;
- Les mots-clés ;
- L'introduction ;
- La méthodologie ;
- Les résultats ;
- La discussion ;
- La conclusion ;
- Les remerciements ;
- La bibliographie ;
- Les annexes.
De la premiÚre à la derniÚre partie, il est important d'aborder chaque élément de maniÚre rigoureuse. Certaines de ces parties sont optionnelles, mais restent nécessaires. C'est le cas des remerciements ou encore des annexes par exemple. Toutefois, si le document contient de nombreuses photos, tableaux, et autres éléments graphiques, il est primordial de les insérer dans des annexes et non dans le corps du texte. Ceci étant dit, nous allons aborder la présentation d'un article scientifique
Tout c'est comme c'est le cas avec un livre ou encore un mémoire, la présentation de ce projet est normée. La police, le style, la typographie sont autant d'éléments à considérer lors de cette rédaction. Hormis cela, il existe 2 éléments qui facilitent la présentation des articles scientifiques. Il s'agit du résumé et des mots clés.
S'agissant du rĂ©sumĂ©, il a pour but de permettre au lecteur de comprendre assez vite l'objectif visĂ© par l'article scientifique. Ă la simple lecture du rĂ©sumĂ©, le lecteur doit pouvoir se faire une idĂ©e assez claire des enjeux de l'article. Il est donc important de choisir avec soin les informations Ă intĂ©grer dans cette partie. Elles doivent ĂȘtre pertinentes sans pour autant dĂ©voiler les rĂ©sultats des recherches menĂ©es. La prĂ©sentation du rĂ©sumĂ© se fait sous forme de paragraphes, afin de faciliter la lecture. En gĂ©nĂ©ral, le rĂ©sumĂ© doit occuper au maximum une page. Il est recommandĂ© de l'Ă©crire en français et en anglais.
En ce qui concerne les mots clĂ©s, il s'agit des termes et expressions qui facilitent le rĂ©fĂ©rencement de l'article en ligne. En d'autres termes, il s'agit de trouver des mots qui permettront au texte d'ĂȘtre le plus visible possible sur Internet. Le choix des mots clĂ©s ne se fait pas au hasard, et prend en compte le ou les domaines concernĂ©s par le projet. En gĂ©nĂ©ral pour un article scientifique, l'on peut avoir jusqu'Ă 10 mots clĂ©s.
Comme vous le savez dĂ©jĂ , la structuration d'un article scientifique est extrĂȘmement importante pour la comprĂ©hension de celui-ci. Pour le cas spĂ©cifique du corps du texte, il existe un acronyme qui rĂ©sume bien les diffĂ©rentes parties et leur ordre de passage. Il s'agit de IMRAD qui signifie :
- I : Introduction
- M : Méthodologie
- R : Résultats
- A : And (et)
- D : Discussion
Cette structuration permet de mieux organiser le document, et surtout, elle facilite la cohésion entre les différentes parties. Vous pouvez suivre ces étapes pas à pas et voir leur application à travers un exemple d'article scientifique sur Internet.
L'introduction
Comme dans tout document Ă©crit, l'introduction est extrĂȘmement importante dans un article scientifique. Elle permet de planter le dĂ©cor, et d'immerger le lecteur dans le contenu de l'article qu'il s'apprĂȘte Ă lire. Cette partie permet notamment de comprendre le bien fondĂ© du texte. C'est pourquoi il faut prĂ©senter briĂšvement le cadre thĂ©orique autour du sujet abordĂ© dans l'article. C'est le lieu de prĂ©senter les derniĂšres dĂ©couvertes liĂ©es au sujet d'Ă©tude. Ensuite, il est question de problĂ©matiser le sujet Ă travers une question claire. En gĂ©nĂ©ral, il s'agit d'une question ouverte. Ă la suite de cette question, des hypothĂšses de recherche sont formulĂ©es. L'introduction reprĂ©sente environ 10% du volume global de l'article.
La méthodologie
De maniÚre simple, la méthodologie permet de décrire le processus et les méthodes utilisées lors de la recherche. Elle représente environ 20% du contenu de l'article. Ainsi, le chercheur a la responsabilité de décrire précisément comment se sont faits l'échantillonnage, la collecte et l'analyse de données, etc. Selon le domaine d'étude, il est primordial de respecter scrupuleusement les méthodes conventionnelles tant lors de la collecte que lors de l'analyse des données. Le chercheur est d'ailleurs tenu d'expliquer chacun de ses choix, y compris le choix du site d'étude.
Les résultats
Comme son nom l'indique si bien, cette partie est prévue pour la présentation des différents résultats de l'étude. C'est l'une des parties les plus importantes de l'étude et des plus volumineuses aussi, car elle occupe environ 20% du texte. Pour une meilleure présentation, il est possible de subdiviser cette partie en plusieurs sous-parties. Le plus important est de garder la cohérence entre les différentes sous-parties. D'autre part, il est important d'utiliser des tableaux, des figures, des diagrammes pour faciliter la lecture et l'interprétation des résultats obtenus. Il est recommandé de présenter tous les résultats obtenus sans exception.
La discussion
Il s'agit de la partie la plus volumineuse, car elle est considĂ©rĂ©e comme le cĆur de l'article scientifique. Elle occupe Ă peu prĂšs 40% du volume global du document. Dans cette partie, l'objectif est d'analyser de fond en comble les rĂ©sultats obtenus. La discussion permet de ressortir de maniĂšre claire le point de vue du chercheur sur la question Ă©tudiĂ©e. Ainsi, il devra prĂ©senter chaque Ă©lĂ©ment des rĂ©sultats en y apportant une analyse et une interprĂ©tation propres Ă lui. Il est indispensable de relever que la discussion ne se fait pas en marge des donnĂ©es thĂ©oriques, bien au contraire ! Ă travers la discussion, le chercheur a la possibilitĂ© de confronter les connaissances existantes sur son sujet d'Ă©tude.
La conclusion
Tout comme l'introduction, elle représente environ 10% du contenu de l'article. Ici, le chercheur peut faire un bref rappel du cadre théorique en rapport avec le sujet étudié, avant de présenter sommairement les résultats obtenus. Une fois cela fait, il pourra confirmer ou alors infirmer les hypothÚses de recherche énoncées à l'introduction. La conclusion peut s'achever par une ouverture de débat dans laquelle le chercheur propose une autre piste d'étude en fonction des limites du sujet qu'il a abordé.
Les remerciements
C'est une partie facultative, mais trÚs importante. Il est difficile de terminer un travail sans bénéficier du soutien de quelques personnes (collÚgues, mentor, institutions, etc.). Cette partie est donc prévue pour montrer de la gratitude aux personnes qui ont contribué d'une maniÚre ou d'une autre à la réalisation du projet.
La bibliographie
« Il n'y a rien de nouveau sous le soleil » dit-on ! Ă la fin d'un article scientifique, il est toujours important de citer les diffĂ©rentes sources qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©es Ă un moment donnĂ©. Le chercheur a l'obligation d'intĂ©grer Ă la fois les sources bibliographiques des auteurs citĂ©s dans le texte, et mĂȘme des sources qui n'ont pas Ă©tĂ© citĂ©es, mais qui ont Ă©tĂ© exploitĂ©es lors de la rĂ©alisation du document. La maniĂšre de prĂ©senter les diffĂ©rentes sources bibliographiques obĂ©it Ă une structure prĂ©cise, selon le domaine d'Ă©tude.
Les annexes
En gĂ©nĂ©ral, il s'agit de la derniĂšre partie d'un projet. Elle intĂšgre notamment des photos, des tableaux, des diagrammes et autres Ă©lĂ©ments qui n'ont pas pu ĂȘtre insĂ©rĂ©s dans le corps de l'article.
La construction du plan d'un article scientifique ne se fait pas au hasard. Il existe en effet de nombreux aspects à prendre en considération.
Le premier aspect à prendre en compte, c'est le choix de la revue à réaliser. Il est nécessaire de définir de maniÚre claire la cible que l'on veut atteindre. Il faut ne pas perdre de vue que l'un des objectifs majeurs de ce projet, c'est de partager ses connaissances avec ses pairs ou encore des passionnés d'un domaine particulier. Le choix de la revue à réaliser est donc crucial.
Ensuite, il faut faire une mise à jour de la documentation relative au sujet choisi. La rédaction d'un article scientifique repose en grande partie sur la bibliographie existante en rapport avec le sujet étudié. Le chercheur doit donc explorer de maniÚre non exhaustive les ouvrages qui abordent sa thématique sous un angle ou un autre. Toutefois, il est recommandé de privilégier les sources ou encore les recherches les plus récentes.
Un autre élément à considérer, c'est l'innovation qu'apporte l'article à rédiger. Il ne sert à rien d'écrire un article scientifique qui n'apporte aucune nouvelle donnée en rapport avec le sujet étudié. Et donc, l'auteur doit pouvoir se poser la question suivante : en quoi mes recherches apportent-elles un plus aux connaissances existantes ?
Une fois que tout cela est fait, le chercheur n'a plus qu'à présenter le plan de son travail, en s'assurant d'établir un lien, une connexion entre les différentes parties.
Savoir comment rédiger un article scientifique de A à Z demande un gros investissement du chercheur, à la fois sur le plan financier, énergétique, etc. Et pour y arriver, voici quelques conseils :
- Faire une bonne recherche bibliographique : presque tous les travaux ne se rĂ©alisent pas ex nihilo (Ă partir de rien). Au contraire, le chercheur doit s'inspirer de la documentation existante et de ses limites, afin de rĂ©aliser une Ă©tude pertinente et digne d'intĂ©rĂȘt.
- Faire une évaluation des ressources à mobiliser : la rédaction d'un article scientifique demande du temps, de l'énergie, de l'argent, du matériel, et bien d'autres. Il est important de s'assurer de la disponibilité de ces différentes ressources au risque de se trouver buté en cours de route. Alors, ne négligez aucun aspect au moment de faire l'évaluation des ressources à mobiliser.
- Ătre rigoureux et organisĂ© : la rĂ©daction demande beaucoup de mĂ©ticulositĂ©. Il est donc important d'ĂȘtre rigoureux dans la maniĂšre d'obtenir et de traiter les informations.
Soigner la forme : au-delà du fond, la forme est un aspect majeur. La mise en page d'un article scientifique par exemple peut donner envie au lecteur de le lire ou pas. Il est également important de faire relire le texte par des professionnels, afin d'éliminer toutes les fautes que pourrait contenir le document.


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